La Sa�ne et la presse : les

archives des articles de journaux en 2006
La Sa�ne et la presse : les
archives des articles de journaux en 2006
La Sa�ne et la presse : les
archives des articles de journaux en 2006 Les archives des articles de journaux
r�gionaux ou nationaux en 2006 Les
articles ci-dessous proviennent des journaux L’Est
R�publicain et la Presse de Gray que nous remer�ions.
Captages
vuln�rables
Article 18 du 26 D�cembre 2006
La
protection des ressources en eau potable du Val de Sa�ne est un des
enjeux majeurs du Contrat de vall�e inondable.
Curieux : juste
avant les f�tes on a parl� d’eau. De l’eau dont on a sorti une loi,
(enfin) vot�e par le parlement. Les maires ruraux en ont fait la Une de
leur lettre de d�cembre, en relevant � un mauvais �tat g�n�ral des
r�seaux de distribution d’eau potable, un d�sengagement des financeurs
traditionnels, et une augmentation des besoins et les exigences
croissantes des normes mais �galement des citoyens en terme de qualit�
de l’eau �. Ces maires ruraux figurent parmi les acteurs du grand
chantier mis en place le long de la Sa�ne depuis septembre 2004 et qui
porte un nom : le Contrat de vall�e inondable (Cvi). Le syndicat mixte
Sa�ne Doubs en assure l’animation, coordonne les op�rations et apporte
une assistance aux ma�tres d’ouvrage.
Nitrates
phytosanitaires
Pour suivre ces
op�rations en Haute-Sa�ne, une commission territoriale Sa�ne comtoise a
�t� mise en place. Elle vient de se r�unir � Port-sur-Sa�ne, sous la
pr�sidence du conseiller g�n�ral Michel D�sir�, et a tout de suite
ficel� sa priorit� : la pr�servation de la ressource en eau potable. Si
l’on en croit les �tudes men�es par le syndicat mixe Sa�ne et Doubs et
l’Agence de l’eau Rh�ne-M�diterran�e-Corse, les 38 captages recens�s
dans le Val de Sa�ne sont plus ou moins vuln�rables. Dix-sept
pr�sentent une atteinte li�e aux nitrates, 11 sont sous la menace des
phytosanitaires, 9 des bact�ries. Treize des 17 captages b�n�ficiant
d’une d�claration d’int�r�t public (DUP) sont touch�s par au moins une
probl�matique, 16 sont sensibles � deux �l�ments polluants, et 2
pr�sentent une d�gradation due � la pr�sence des 3 agents.
6,9
M€ sur 5 ans
Rien que la
Haute-Sa�ne, le volet A du contrat de vall�e, c’est-�-dire
l’am�lioration de la qualit� des eaux superficielles et souterraines,
mobilisera 6,9 millions d’euros de cr�dits sur cinq ans. Traduction
dans les faits : les captages d’Esmoulins, de la Goutte d’Or � Gray, de
F�dry, de Conflandey, de Bousseraucourt, de la source des Trois Rois
ont b�n�fici� d’une inscription au Cvi. 2007 verra la mise en place �
d’actions de concertation avec tous les ma�tres d’ouvrage locaux afin
que ceux-ci s’engagent dans des actions de protection de la ressource �
l’�chelle des zones d’alimentation �. Ce qui fait suite au programme
sur 3 ans de gestion des pratiques agricoles et du maintien des
prairies inondables. Le choix de Port-sur-Sa�ne pour la r�union de la
commission territoriale est plus que symbolique : l’assainissement de
la cit� portusienne (station de traitement � construire) et des
communes de la Sa�ne Jolie appara�t comme un des plus gros chantiers
contractualis�s. M�me engagement � Gray, dans le Val de Gray �
Conflandey et � Beaujeu en faveur du traitement des effluents.
G.M.
Concertation
et contrats de rivi�res
Michel D�sir�
l’a soulign� logiquement : � la mise en oeuvre du Contrat passe aussi
par la concertation avec les structures porteuses des contrats de
rivi�res mis en place (NDLR : le dernier concerne la Lanterne et le
Breuchin) ou en projet sur les affluents de la Sa�ne, afin d’assurer la
coh�rence des actions � l’�chelle du bassin versant et mutualiser les
exp�riences �. Car le Cvi porte aussi des volets traitant de la
protection contre les crues, la pr�vision, la pr�vention et la
r�duction de la vuln�rabilit� (3,8 M€ pour la Haute-Sa�ne), les milieux
naturels et le programme piscicole (808 212 €), l’entretien du lit
mineur et des bords de Sa�ne (1,2 M€) et la mise en valeur de l’axe du
fleuve (avec la mise en place de � classes d’eau �). D’o� en 2007 un
travail sur la r�duction de la vuln�rabilit� du b�ti inondable, la
poursuite des �tudes des biefs successibles de navigation entre
Heuilley (21) et Charentenay, le plan de gestion des prairies du
Colombey � Amoncourt, la restauration de la vieille Sa�ne � Autet
(jusqu’en 2010) et de la v�g�tation rivulaire de Corre � Ray-sur-Sa�ne,
et de Jonvelle � Corre.
Les
a�n�s en croisi�re sur la Sa�ne
Article 17 d’Octobre 2006
L’excursion qui
vient de les r�unir prouve bien la bonne entente qui r�gne entre les
deux clubs des a�n�s d’Authoison et Hyet. En effet, ils �taient 27
d’Authoison, accompagn�s par la pr�sidente Agn�s Poix, et 9 du club de
Hyet emmen�s par la tr�sori�re Monique Olivier, � prendre la direction
de Saint-Jean-de-Losne, port fluvial sur la Sa�ne (qui soutint un si�ge
m�morable contre les imp�riaux en 1636), pour la visite de l’�glise et
de l’H�tel de Ville, puis de la maison des Mariniers. Apr�s le repas de
midi, tous ont embarqu� sur la Maltesse pour une croisi�re sur la
Sa�ne. Avant le retour en Haute-Sa�ne, le groupe, assist� d’un guide, a
visit� la maison du Patrimoine � Saint-Aubin. Une journ�e conviviale et
pleine d’enseignements.
R�novation
du pont suspendu
Article 16 du 01 Octobre 2006
La construction
de cette passerelle a commenc� vers 1850 et aurait dur� plus de
quarante ans ! Le site des Tr�fileries actuelles fut d’abord un
haut-fourneau et des forges o� le minerai de fer sorti de la mine de
Fleurey-l�s-Faverney, de qualit� moyenne, �tait transform� en boulets
de canon. Ce fut ensuite une papeterie puis un d�but de tr�filerie avec
la famille Voisin – Betoul qui avait un magasin sur Paris. Le ch�teau,
situ� sur une �le au confluent de la Sa�ne et de la Lanterne changea
ensuite de propri�taire avec la famille Michel-Heydou. La passerelle
permit de desservir le ch�teau � la mise en place du � canal du
Fraysinet � sur la petite Sa�ne pour la rendre navigable. La
Haute-Sa�ne �tait alors le premier d�partement industriel de France !
Le deuxi�me bras �tait travers� en barque, jusqu’� la noyade de deux
salari�s des Tr�fileries en p�riode de crue, et le pont en b�ton
(pi�tons) fut aussit�t construit en 1976/1977.
La passerelle
en fer fut emprunt�e jusqu’� une visite de la Direction d�partementale
de l’�quipement (DDE) d’Autun sp�cialis�e dans la surveillance de ce
genre d’ouvrages et qui a donn� une mise en garde sur sa s�curit�. Les
ouvriers laissaient leur v�hicule au pied du pont en b�ton et la
passerelle de 47 m de long et 4,50 m de large entre garde-fous, faisant
la jonction avec l’usine. La municipalit� a donc fait le n�cessaire
pour la r�nover, avec tout d’abord la recherche de fonds. Cette
passerelle fait partie de la voirie communale, bien que desservant du
priv�. Elle est class�e � ouvrage d’art � et le D�partement a octroy�
une subvention de 70 % sur son co�t (151.000 €) et 30 % (environ 50.000
€) sont � la charge de la commune. La soumission la moins-disante a �t�
obtenue par la soci�t� marseillaise GTM, agence de Lyon, certaines
offres atteignant presque le double. Les c�bles et les suspentes seront
chang�es, les barres d’ancrage au sol remplac�es ainsi que les
poutrelles en bois pourries qui seront renforc�es par des poutrelles
m�talliques. Le � platelage � (plancher) en bois de 2,30 m de passage
pour v�hicule de poids inf�rieur � 3 t et la chauss�e des deux
trottoirs en bois de 1,10 m de large remplac�s.
Cela
n�cessitera environ six semaines de travail. Les employ�s de GTM ont
d�j� commenc� l’�lagage des abords et les travaux se feront sans
d�molition, au fur et � mesure de l’avanc�e par tron�ons sur la
passerelle. Tous les bois, de ch�ne tr�s secs, ont �t� fournis et sci�s
par l’entreprise Margarido de Provench�re : la fa�on de sciage des
planches et des poutres a �t� impos�e par la DDE d’Autun, suivant un
mode bien pr�cis qui �vite au bois de travailler et de se d�former.
Le
tourisme en congr�s � Traves
Dimanche 15
octobre, � Traves, l’Union d�partementale des Offices de tourisme et
Syndicats d’initiative tiendra son congr�s annuel dans la Communaut� de
communes des Combes, accueillie par l’Office de tourisme des Combes �
la Sa�ne. L’accueil se fera � 9 h au parc r�sidentiel de loisirs �
Sa�ne Valley � de Traves. Des visites par groupes sont pr�vues :
promenades en bateaux sans permis, d�couverte du village de
Rupt-sur-Sa�ne (visite des chambres d’h�tes � Les Dorlotines �,
pr�sentation de l’�glise et du ch�teau). A partir de 11 h 30, les
travaux du congr�s se d�rouleront en salle des f�tes � Traves. Un
d�jeuner � gastronomique � aura lieu ensuite au restaurant � l’Oranger
� � Traves. Inscriptions (25 € par personne y compris le d�jeuner)
aupr�s de l’Udotsi 70, BP 90196, 70004 Vesoul Cedex. T�l/fax. :
03.84.97.10.88
La
mise en valeur de la Sa�ne
Article 15 du 20 Septembre 2006
Les maires de
Jonvelle, Bousseraucourt, Bourb�velle, Montcourt, Aisey-et-Richecourt,
Corre, Ranzevelle, les repr�sentants des Communaut�s de communes Sa�ne
et C�ney et du Pays juss�en se sont rassembl�s en mairie de Corre,
accompagn�s des services du Syndicat mixte Sa�ne et Doubs. L’ordre du
jour �tait centr� sur la mise en valeur de la rivi�re Sa�ne sur ce
territoire. Sous l’impulsion de Michel D�sir�, conseiller g�n�ral,
accompagn� par l’animateur du Contrat de vall�e inondable de la Sa�ne
en charge de ce secteur g�ographique, les �lus hauts-sa�nois m�nent une
r�flexion depuis plusieurs mois sur l’opportunit� d’engager un
programme de restauration de la portion de Sa�ne non navigable en
Haute-Sa�ne. Afin de faciliter les d�marches administratives, les
Communaut�s de communes Sa�ne et C�ney et du Pays juss�en ont ajout�
cette nouvelle comp�tence (�tudes et travaux) � leurs statuts.
A l’issue de la
r�union, la d�marche globale et le cahier des charges de l’�tude
initiale �taient valid�s, la ma�trise d’ouvrage �tant d�l�gu�e � la
Communaut� de communes Sa�ne et C�ney. Une convention sera sign�e entre
cette derni�re, celle du Pays juss�en et les communes de Corre et de
Ranzevelle afin que chacun s’engage � assurer la part de d�pense qui
lui revient. A travers une approche globale, l’�tude initiale devra
prendre en consid�ration l’ensemble des enjeux (activit�s �conomiques
et de loisirs, Natura 2000… ) et contraintes (inondabilit�… )
pr�sents sur le secteur. Elle devra quantifier et localiser les volumes
de travaux � r�aliser, n�cessaires au bon �quilibre entre les activit�s
humaines et les objectifs de pr�servation des espaces naturels et des
paysages.
Le lin�aire
concern� s’�tend de la limite d�partementale avec les Vosges (Jonvelle)
� l’amont de la confluence entre la Sa�ne et le Canal de l’Est (Corre),
soit une trentaine de kilom�tres de berges. A l’issue de l’�tude, les
�lus d�finiront le contenu du programme de restauration qui pourrait
�tre r�alis� d�s 2007, auquel succ�dera un programme pluriannuel
d’entretien afin de pr�server durablement le b�n�fice des travaux de
restauration.
Croisi�re
au fil de l’eau
Article 14 du 16 Septembre 2006
Organis�e en
partenariat avec les offices de tourisme de Gray, du Pays dampierrois
et fresnois et le Comit� r�gional de tourisme, une croisi�re fluviale a
conduit une d�l�gation allemande du Port de Savoyeux vers Rigny. Le
Tour Op�rator � Bonne France � et � La Cord�e Reisen � intervenaient
dans le cadre de cette op�ration de d�couverte dont le but �tait de
faire d�voiler la richesse touristique d’une partie de la Haute-Sa�ne �
une dizaine de repr�sentants d’associations allemandes, susceptibles
d’organiser des voyages de groupes.
Sa�ne Plaisance
a mis � disposition un bateau avec l’�quipage pour cette
mini-croisi�re. Arriv�s � Rigny, les voyageurs ont appr�ci� une large
d�gustation de produits r�gionaux avec le concours de Vincent
Guillaume, venu faire d�couvrir les vins de Charcenne, du Fournil
comtois avec son � Amitchote �, de Gray-gourmand, proposant le Tot�,
comtoisine, Gousto ou les vachettes comtoises, les produits d�riv�s du
bison de la ferme de la Marquise, le miel de St�phane Minot, les
griottines de Fougerolles, les pains de chez Gulot ou encore la
traditionnelle cancoillotte.
Les voyageurs
ont ensuite poursuivi leur d�couverte en se rendant, par d’autres
moyens de locomotion, vers Champlitte et Pesmes, avec de nouvelles
d�gustations des produits du terroir. Une d�couverte qui devrait en
apporter d’autres.
Ray-sur
Sa�ne – Une F�te de l’Eau magique
Article 13 de Juillet 2006
Cette ann�e, la
Fete de l’Eau de Ray-sur-Sa�ne n’a pas battu des records d’affluence
mais a su retrouver une ambiance sympathique tant appr�ci�e par le
public. Pour l’�dition 2006, le spectacle �tait au rendez-vous avec
G�rard Belfiore, un magicien d’envergure internationale qui a fait son
show avec des num�ros in�dits qu’il est le seul a r�aliser. Et il n’a
pas manqu� de faire appel aux spectateurs notamment � Charles Gauthier
conseiller g�n�ral qui est mont� pour l’occasion sur la sc�ne.
La foule tr�s
dense s’est �bahie devant tous ces tours qui faisait dispara�tre et
r�appara�tre les objets. � Il y a un truc � soufflait-on alors mais
c’est �a la magie. Quant aux personnages tr�s color�s des Dominos, ils
ont assur� une animation permanente pendant les deux jours avec des
atteliers pour les enfants, du maquillage et des apparitions sur sc�ne.
Le syndicat d’initiative de Ray-sur-Sa�ne s’est montr� � nouveau � la
hauteur de l’�v�nement et de l’affluence en servant plusieurs repas
pour le plaisir de tous entre samedi et dimanche.
Ray-sur
Sa�ne – F�te de l’eau : quel succ�s !
Article 12 du 31 Juillet 2006
Le soleil, un
peu moins ardent que ces jours pass�s, a d�cid� d’apporter lui aussi
son concours � la r�ussite de l’�dition 2006 de la F�te de l’eau de
Ray-sur Sa�ne. Apr�s la messe en plein air, qui a connu son habituel
succ�s, le repas champ�tre tr�s pris� qui suivi, ne pouvait que lui
aussi connaitre une affluence. Tout l’apr�s-midi, devant un public
imposant et enthousiaste s’est d�roul� un fabuleux spectacle de magie,
en alternance avec des vari�t�s, le tout mis en va leur par des
artistes de classe internationale aux talents exceptionnels. Ce pubic
s�duit et captiv� par la noblesse de ce spectacle, n’a pas m�nag� ses
applaudissements tout au long de la repr�sentation. Et pour clore cette
magnifique journ�e, rien de tel qu’un repas au bord de l’eau, avant le
feu d’artifice et la danse.
Des
plaisanciers entre verdure et Sa�ne
Article 11 de Juillet 2006
Un
couple de Suisses a jet� l’ancre � Fouch�court et repris la g�rance du
port. Bien d�cid� faire conna�tre ce petit coin, avec le soutien de la
municipalit�.
Le � Baba Jaga
� est amarr� dans le port de Fouch�court. Et n’en bouge plus. Apr�s un
p�riple d’un an sur les canaux, fleuves et rivi�res d’Europe, le bateau
et ses propri�taires ont jet� l’ancre en Haute-Sa�ne. Le voyage,
l’errance au fil de l’eau, refl�tait un profond d�sir de � changer de
vie �, sourit St�phane Werndli. Sa femme approuve. Changer de vie,
quitter leur Suisse natale, prendre leur temps… et finalement se
poser quelque part pour poursuivre leur chemin autrement. Fouch�court,
le couple conna�t depuis belle lurette. St�phane et Heidi l’ont
d�couvert, par le bouche � oreille, au cours d’une de leur vir�e en
bateau sur la Sa�ne. � On a appris que le g�rant voulait passer le
flambeau �, explique Heidi. Ni une, ni deux, les Suisses ont saut� sur
l’occasion. Lui, a quitt� son poste d’instituteur ; elle, a rendu son
tablier de caissi�re dans une station de ski. Et les voil� depuis avril
en eaux haut-sa�noises.
Conjuguant les
petits bonheurs au pr�sent. Celui de vivre et de travailler au bord du
fleuve, celui �galement de bosser ensemble. � Autrefois, nous tenions
un foyer de vacances pour les personnes handicap�es, enfants et adultes
�, livre la dame. Une activit� exigeante qui a pomp� toute leur �nergie
avant qu’ils ne d�cident de passer � l’�tape suivante de leur parcours.
Heidi compl�te : � Depuis, on r�vait de re-travailler ensemble �. De
tenir un resto, par exemple… A Fouch�court, le couple cumule : non
seulement Heidi et St�phane oeuvrent c�te � c�te mais en plus au bord
de l’eau ! Et en France ! � Nous aimons le savoir-vivre � la fran�aise
�, avoue St�phane. Que demander de plus ? Peut-�tre davantage de
fr�quentation au port ? Heidi reconna�t : � Il demeure peu connu des
plaisanciers �. Le couple est bien d�cid� � changer la donne avec le
concours de la municipalit�, qui depuis son installation l’a soutenu
sans faillir.
Travaux
et am�nagements
Peu connu, pas
seulement � cause de sa situation g�ographique isol�e. Les premiers
g�rants n’ont pas aid� le petit port � sortir de l’anonymat. La mairie
est m�me en proc�s avec le premier, qui pendant un an avait tout
bonnement d�cid� de fermer boutique, laissant les plaisanciers le bec
dans l’eau. De l’histoire ancienne tout �a. Claude Masson, la maire du
village, compte aujourd’hui sur le d�veloppement de cet �quipement.
L’objectif n’a pas d�vi� depuis la cr�ation en 1999 : le tourisme, ne
pas laisser la commune de 125 �mes se replier sur elle-m�me mais au
contraire s’ouvrir sur l’ext�rieur.
La mairie reste
propri�taire, les g�rants s’acquittent d’une location et s’occupent des
lieux. St�phane s’active sur le port et au bar, tandis que Heidi a opt�
pour les fourneaux, histoire de faire tourner le restaurant. La
municipalit� envisage d’ailleurs de moderniser les locaux. Un
�tablissement qui d�but ao�t profitera de la Licence IV. Des
am�nagements pour le port �galement, avec la perspective d’un nouveau
ponton. Et pour �viter l’envasement de la structure, une pelleteuse
s’est charg�e de donner de l’air � l’entr�e du port. De quoi faciliter
l’accostage des N�erlandais, Allemands et autres plaisanciers qui
naviguent en eaux calmes. Pour la maire, une certitude, le port
contribue � dynamiser le village.
I.G.
Le
radeau de la Sa�ne
Article 10 du 06/07/2006
Une embarcation
insolite descend la Sa�ne et ne manque pas d’attirer l’oeil des
promeneurs sur le chemin de halage. Quatre jeunes ont r�alis� un radeau
et, � l’aide de pagaies, envisagent de rallier Seurre � la force des
bras. Partis de Savoyeux, les jeunes ont relev� ce d�fi avec
enthousiasme. Mais apr�s deux jours de navigation, la t�che leur semble
plus importante qu’il ne semblait.
Les jeunes
avaient pr�vu de d�river en cas de fatigue, mais le courant n’est pas
aussi fort que cela. Toujours est-il que le tableau de marche a �t�
respect� et, au deuxi�me jour, l’�quipage accostait � Prantigny pour y
passer la nuit.
Connoisseur
reprend du service
Article 09 du 26/05/2006
Le
pont de l’Ascension marque le d�but de saison pour Jillian Lambert et
toute son �quipe.
� Ca y est. �a
red�marre �. Depuis mercredi, Jillian Lambert et toute son �quipe sont
� pied d’oeuvre. Huit gros bateaux de la base ont lev� l’ancre pour des
navigations de quatre ou cinq jours sur la Sa�ne et des r�servations
arrivent pour les semaines � venir. Le moral au beau fixe, Jillian, la
patronne british de la base grayloise confie qu’apr�s un bon mois
d’avril (quarante r�servations) et un mois de mai, calme, voire morose,
les affaires reprennent. � Et � ce qu’il para�t, les beaux jours sont
pour tr�s bient�t �, lance t-elle en direction d’un groupe de
plaisanciers.
� Il �tait
temps �, souffle un des m�canos – pas m�content de quitter l’atelier –
pour prendre les commandes du � Magnifique �, un des luxueux bateaux de
Connoisseur sur lequel il va former les nouveaux venus. � Un petit tour
sur la Sa�ne, et un passage d’�cluse leur suffiront pour pouvoir
naviguer tout seul sur le � Magnifique �, assure le m�cano. Un petit
quart d’heure plus tard, tout ce beau monde est � bord, attentif aux
explications du moniteur. � Ce qui les effraie au d�part, c’est
toujours la taille du bateau. Mais une fois qu’ils l’ont en main, ils
sont rassur�s � explique ce dernier.
S�curit�
et confort
Pas besoin
d’avoir un permis, seule une attestation de navigation, remise en
g�n�ral au bout de 35 � 45 minutes par le formateur, permet au
plaisancier de larguer les amarres. A noter toutefois que cette
attestation n’est valable que sur le bateau en question. Aussi, comme
ces heureux estivants, sept autres groupes (en majorit� des familles)
ont quitt� mercredi la base Connoisseur. Le temps – pas encore vraiment
r�tabli – ne semble pas leur poser probl�me. Il faut dire qu’� bord de
ces � g�tes flottants � dot�s d’un confort dernier cri, on peut
naviguer ais�ment par tous les temps. � Notre client�le en majorit�
suisse-allemande n’attache pas d’importance aux conditions m�t�os pour
lever l’ancre. S’il y a du soleil. Tant mieux. Sinon. Tant pis �,
s’amuse Jillian.
Offrir � leurs
clients la joie de naviguer en toute s�curit� et dans un confort
maximum, c’est ce � quoi, la soci�t� anglaise fond�e il y a cinq
d�cennies dans le Norfolk par deux retrait�s de la marine, a travaill�.
Au d�but, elle construisait et commercialisait des bateaux de mer tout
en bois. Reconvertie il y a une trentaine d’ann�es dans les bateaux
fluviaux, elle est aujourd’hui l’une des plus importantes soci�t�s de
location de bateaux de plaisance op�rant sur les voies navigables de
France, d’Europe mais aussi des Etats-Unis.
Depuis une
vingtaine d’ann�es, Connoisseur Gray a pignon sur Sa�ne. La quarantaine
de bateaux qu’elle loue pour des croisi�res allant de plusieurs
semaines � trois ou quatre jours, est prise d’assaut par des touristes
avides de luxe et de confort. Un luxe dont pourtant se d�fend la
patronne. � Tout est relatif. Nous avons des petits bateaux � des prix
abordables. Quant aux plus grands qui peuvent accueillir douze ou
treize personnes, leur location peut-�tre divis�e au prorata des
candidats � la plaisance �.
Port-sur-Sa�ne
: on reparle du grand canal
Article 08 du 13/05/2006
Les
assises nationales du tourisme fluvial se sont termin�es hier
Main dans la
main, comme il sied pour les dossiers �conomiques, la chambre de
commerce et d’industrie de la Haute-Sa�ne (CCI 70) et la soci�t�
d’�conomie mixte � Destination 70 �, �manation du conseil g�n�ral, ont
organis� jeudi et hier � Port-sur-Sa�ne les premi�res Assises
nationales du tourisme fluvial depuis celles de Redon en Bretagne en
2000. Pour la cl�ture de ces travaux, le s�nateur Yves Krattinger (PS),
pr�sident de l’assembl�e d�partementale de Vesoul, a dit ne pas ignorer
que les collectivit�s locales ont un r�le � jouer pour que les
arri�re-pays profitent du tourisme fluvial (et vice versa).
Pour notre
grande r�gion, cela passe, � ses yeux, par le plan de gestion � Val de
Sa�ne � qui fait travailler de concert 19 collectivit�s territoriales,
trois r�gions, neuf d�partements et sept villes et communaut�s de
communes. Quant � l’entrepreneur v�sulien Jean-Marie Euvrard, pr�sident
de la CCI 70, il a profit�, hier apr�s-midi, de sa tribune de Port pour
souligner que les chambres de commerce et d’industrie de Franche-Comt�
entendent participer � l’�tude de faisabilit� pour relancer une liaison
fluviale Rhin-Rh�ne, � seul cha�non manquant de la liaison mer du Nord
– M�diterran�e �. Ce projet a d�j� le soutien du ministre Christian
Estrosi, qui a propos� d’inscrire ce projet parmi les b�n�ficiaires des
quatre milliards d’euros de dotation de l’Agence de financement des
infrastructures de transport (AFIT).
A.M
Le
tourisme fluvial doit s’ancrer � terre
Article 07 du 12/05/2006
Des
�lus et techniciens venus de trente d�partements planchent depuis hier
� Port-sur-Sa�ne.
� Les berges et
l’arri�re-pays ont besoin d’un plan de d�veloppement �, soulignait
Jean-Andr� Doeuvre hier en pr�sentant le dernier rapport d’Odit France
sur le tourisme. Voil� qui n’est surtout pas banal car le tourisme
fluvial �tait nagu�re � peine cit� quand on parlait de � d�veloppement
touristique �. L’un des six ateliers de travail, hier � Port-sur-Sa�ne,
aux Assises nationales du tourisme fluvial, portait justement sur ce
th�me. Qu’on ne s’y trompe pas : le tourisme fluvial qui est en plein
essor, surtout avec les N�erlandais et les Allemands, n’est pas la
seule affaire des loueurs de bateaux et des ports de plaisance. Si l’on
veut qu’il ne se r�duise pas � faire la queue pour franchir les
�cluses, comme en haute saison sur le canal du Midi, il faut que les
plaisanciers trouvent, � c�t� de la tranquillit� sur l’eau, la
possibilit� d’une animation et de rencontres, une fois d�barqu�s.
Un
appel aux collectivit�s
Ce message, il
s’adresse aux d�cideurs locaux. Il �mane tant de Voies navigables de
France (VNF) que des repr�sentants des chambres de commerce et
d’industrie (CCI). La loi permet � VNF, organisme d’Etat, de se
d�sengager de la gestion des installations sur le r�seau de � petit
gabarit �, comme en Franche-Comt� et en Lorraine. Autrement dit : les
r�gions, les d�partements, voire les pays ou les communaut�s de
communes sont invit�s, l� aussi, � assumer cette nouvelle
d�centralisation. Une opportunit� d’apparence s�duisante mais selon le
Luxovien Michel Gabillot, qui pr�side aux destin�es du tourisme en
Haute-Sa�ne, � il faut garder de la coh�rence d’un secteur � l’autre �.
De part et d’autre des Vosges, les atouts ne manquent pas. Du nord au
sud, passe la � Travers�e verte �, par la Moselle, le canal de la
Meurthe puis la Sa�ne. Et de l’ouest � l’est, la Comt� est travers�e
par la � Charles Le T�m�raire �, piste de v�loroute qui relie Nantes �
Budapest et longe d�j� le Doubs de Dole � Montb�liard.
Pr�cis�ment,
VNF a d�j� conc�d� la gestion de la navigation sur le Doubs l� o� on ne
transporte plus de marchandises, c’est-�-dire surtout entre Besan�on et
Montb�liard. Ici, la vall�e est encaiss�e et Yves Tardieu, qui
repr�sente le Grand Besan�on, voit � une belle compl�mentarit� � entre
le port de la cit� de la Boucle, si culturellement attrayante, et la �
base technique � de sa petite commune de Deluz, au coeur d’une zone
prot�g�e � Natura 2000 �. Tout autre est le cas de figure de la Sa�ne,
avec ses plateaux et plaines. Entre Selles et Mantoche, des Vosges � la
C�te-d’Or, quelques restaurateurs s’organisent d�j� pour convoyer leurs
clients plaisanciers depuis les appontements ou les marinas. Sous le
titre ambitieux � La Vall�e dont vous r�vez �, la derni�re initiative,
qui �mane de la CCI de Haute-Sa�ne, est une plaquette de 54 pages
intitul�e � Livret services plus �, donnant aux touristes les
coordonn�es de tous les commerces et services. M�me des villages
retir�s � 20 km de la Sa�ne, tels Champlitte et Charcenne ont � adh�r�
�, c’est dire si la notion d’arri�re-pays est sans limite.
Aux Assises de
Port, lors des �changes d’informations et � d’astuces � (pour reprendre
un t�moignage de Gironde), la bonne parole a pu venir aussi de
Lorraine. Au nom de l’Office de tourisme de Nancy, Genevi�ve Fontaine
table sur le d�veloppement du tourisme avec les pontons � �quip�s en
s�curit� surveillance � du port Saint-Georges mais aussi sur le tout
prochain � Sillon lorrain � qui fait l’objet d’une charte entre Epinal,
Nancy, Metz et Thionville. Et Didier Bianchi, le maire de Liverdun,
voit d�j� revivre un port de plaisance en pays � Val de Lorraine �, au
centre d’une � vision globalis�e de l’approche touristique �. Le chemin
qui doit faire sortir les plaisanciers de leurs bateaux passe, en
effet, par une synergie nouvelle entre initiative priv�e et �quipements
publics.
Andr� MOISS�
Premi�re
du genre en France
Depuis l’an
2000, il n’y avait pas eu d’Assises nationales du tourisme fluvial en
France. L’initiative des deux journ�es de Port-sur-Sa�ne revient �
Josiane Verrier, pr�sidente de la commission Tourisme � la Chambre de
commerce et d’industrie de la Haute-Sa�ne, et aux assistants techniques
du service � Commerce Tourisme � de la CCI 70.
Jusqu’� ce soir
� la salle Sa�nExpo et dans les salles municipales portusiennes,
plusieurs dizaines de participants viennent de trente d�partements. Les
�lus repr�sentent des collectivit�s comme des conseils r�gionaux ou
g�n�raux et les techniciens, des organismes comme le comit�s
d�partementaux du tourisme.
La
Marina Prend Corre
Article 06 du 28/04/2006
Il
aura fallu quinze ans pour que le port de plaisance, inaugur� samedi,
trouve son rythme de croisi�re. Avec une nouvelle capitainerie et un
arsenal de projets, cap sur sur l’ambition.
Longtemps, il a
stagn� entre deux eaux, ce � Pr� Sa�nier �, o� bat aujourd’hui le
pavillon de la Marina de Corre. Que de remous avant que le drapeau ne
se pare de vert ! Entre deux eaux. Cela traduit d’abord une observation
g�ographique puisque cette langue de terre est coinc�e entre, d’un
c�t�, le Canal de l’Est, de l’autre, la Petite Sa�ne (voir ci-dessous).
Ce qui oblige aussi � naviguer parfois dans un � entre-deux �
administratif, car une rive est rattach�e � Voies navigables de France
� B�thune (Nord), l’autre � VNF Lyon. Bonjour, l’embrouillamini !
Mais c’est
surtout, le d�veloppement de ce port, dont les bases ont �t� lanc�es en
1991 par G�rard Drouot, originaire de Vauvillers, qui a longtemps
louvoy�. Avec des investisseurs amoureux du bateau, le Haut-Sa�nois
s’�tait jet� � l’eau en trouvant � Corre, � un site calme, agr�able et
non tributaire des �cluses �. On bouillonne de projets, et peut-�tre
d’utopies. Car le nerf de la guerre fait d�faut, et la l�gislation est
s�v�re, � difficile de passer le chenal de la loi �. Doux r�veur,
G�rard Drouot ? � Je pariais sur la chance �, r�torque-t-il. De 1994 �
2000, le r�ve passe, sans faire escale. Deux acheteurs, int�ress�s par
� la maison les pieds dans l’eau, le bateau au pied de la maison �, se
manifestent, mais c’est trop peu.
L’eau
et le feu
La crainte de
se retrouver le bec dans l’eau dispara�t lorsqu’arrive Jean-Germain
Wolf, g�rant de Seidim, une soci�t� vosgienne. Pas un armateur, mais un
entrepreneur qui augmente le capital de la soci�t� de 7622 � 68200 € et
qui amorce de grands travaux de remblaiement sur un site jug� peu
stable. � Quand on a de la monnaie, on a des id�es �, ironise
aujourd’hui G�rard Drouot qui reconna�t que � sans Wolf, devenu ma�tre
du jeu, on ne se serait pas d�velopp� �. L’int�ress�, qui, par la
suite, a inject� 850000 € (� pas un petit truc �) ne veut pas
s’octroyer toute la paternit� du projet. � Oui, ils ont eu l’id�e � un
moment donn�, mais ils ont r�v� en couleurs, il a fallu tout remettre �
plat ! Sortir de cette r�serve d’Indiens… �. Le promoteur ne m�che
pas ses mots, � on ne joue pas dans la m�me cour �. L’initiateur non
plus. L’eau et le feu ? L’utopiste et le � pragmatique � ? Manque
d’esprit de Corre ? � Moi, j’ai eu l’id�e cingl�e de vouloir le faire
�, marmonne le second, � lui (Wolf) a les reins solides �.
Un coup de rein
qui doit emmener Jean-Germain Wolf haut �conomiquement, apr�s en �
avoir bav� � sur les terrains l�gislatifs (Natura 2000, Loi Voynet sur
l’eau). Les obstacles ont �t� franchis depuis 2000. Aujourd’hui,
l’ambition s’affiche, sans demi-mesure, de surfer sur � le filon du
tourisme fluvial �, avec un projet d’ampleur � bien int�gr� dans le
village �. L’�le verte doit s’amarrer � une nouvelle vague touristique
(� c’est sous-exploit� en Haute-Sa�ne �), une offensive. En ligne de
mire ? Un exemple de r�ussite, celui des fr�res R�my � La Bresse
presque voisine. Avec un passage de 700 bateaux en moyenne, de fin
avril � mi-octobre, la Marina mise donc sur un tr�s gros potentiel. Et,
majoritairement, une client�le fortun�e. Entendez, principalement des
Suisses, des Allemands, � mais aujourd’hui �, rectifie G�rard Drouot, �
les Fran�ais y prennent go�t �. Le tourisme fluvial, c’est un courant
de fond, assur�ment.
Xavier FR�RE
Point
strat�gique
A Corre, les
activit�s touristiques sont principalement li�es � la pr�sence de
l’eau. Le nombre de passage de bateaux de plaisance � l’�cluse de Corre
a connu une augmentation importante : 760 en 1985, 1863 en 1999, 3222
en 2002. Depuis cette date, on comptabilise environ 3500 passages
annuels. Corre, situ� � la jonction de la Petite Sa�ne et du canal des
Vosges, est un point strat�gique du tourisme fluvial et un passage
quasi-oblig� pour les plaisanciers venant du Nord-Est de l’Europe
(Allemagne, Belgique… )
Ancre
d’or
En avril 2005,
la Marina de Fluvial loisirs s’est vue attribuer � l’Ancre d’or � dans
la cat�gorie � �quipements d’accueil �, un prix qui distingue les
r�alisations originales d’am�nagement ou de promotion des voies
navigables. Un an plus tard, l’inauguration (samedi 29 avril, � partir
de 16 h) l�vera le voile sur une nouvelle capitainerie de 150 m�
destin�e � remplacer la premi�re reconvertie en restaurant de 50
places), une aire de camping-car (32 places…